A l’heure actuelle, on n’a aucune information permettant de dire que l’hormone de croissance biosynthétique expose à des risques de problèmes de santé plus tard dans la vie. Une étude anglaise sur des patients traités entre les années 60 et 85 a suggéré une augmentation du risque de certaines tumeurs, mais le nombre de patients était faible et il est impossible de tirer des conclusions de cette étude.
On sait par ailleurs que l’excès chronique d’hormone de croissance dans l’acromégalie (maladie ou une tumeur de l’hypophyse fabrique des quantités très importantes d’hormone de croissance) entraîne une augmentation des problèmes de santé (morbidité) et de la mortalité et expose à un risque accru de polypes et tumeurs du colon. Cependant, les traitements par hormone de croissance utilisent habituellement des doses modérées, dans la plupart prescrites à doses substitutives et ne reproduisent donc pas ce qui se passe dans l’acromégalie.
Par ailleurs, personne n’a repéré de problème de santé majeur chez des patients autrefois traités par hormone de croissance synthétique, un élément très rassurant.
Nous sommes donc dans une situation où les signaux sont globalement rassurants, mais où l’absence d’étude à long terme portant sur un grand nombre de sujets suivis de façon uniforme ne permet pas de donner une réponse ferme et définitive à la question de la tolérance de l’hormone de croissance.